• Le Pur-sang

    Origine :

    Photo Cheval Pur-sang Sélectionné pour ses aptitudes à la vitesse, le Pur-sang domine les courses depuis la création de la race à partir de chevaux orientaux et de juments anglaises, au début du XVIIIe siècle, où trois étalons d'origine orientale, marquent les futures lignées : Bierley turk, Darley arabian et Godolphin arabian. Ainsi, tous les Pur-sang sont des descendants des trois chefs de race : Matchem, Hérode, Eclipse, eux mêmes issus des trois précédents vers la deuxième moitié du XVIIIe siècle. C'est à cette période que des aristocrates français anglomanes importèrent le cheval de course anglais. Le premier à militer fut le Comte de Lauraguais (futur Duc de Brancas), qui, ayant compris le rôle que le pari a joué dans la progression des courses anglaises, lance le défi de battre n'importe quel cheval venu d'Angleterre le 28 février 1765. C'était la première course de chevaux au sens moderne du terme que l'on vit en France.

    Morphologie :

    Bien que n'ayant pas de standard, le Pur-sang est un cheval longiligne, d'une taille moyenne de 1,65 m au garrot, donnant une impression d'ensemble très harmonieuse et athlétique. Le profil est plutôt rectiligne, le front large, la tête expressive ; l'épaule est longue et oblique, permettant l'amplitude nécessaire des foulées au galop. La poitrine est ample, profonde, ogivale, le dos est droit, la croupe horizontale et longue, les avant-bras longs et canons courts. La couleur de robe la plus fréquente est le bai, l'alezan et le gris étant aussi présents.

    Zone d'élevage :

    La principale région d'élevage du Pur-sang est la Basse-Normandie, notamment autour du haras du Pin (Orne). Il existe cependant d'excellents élevages dans beaucoup d'autres régions. Cette race est en fait internationale et est élevée dans de très nombreux pays parmi lesquels la Grande-Bretagne, l'Irlande, les Etats-Unis et la France sont les plus réputés.

    Aptitudes et utilisations :

    Le pur sang est avant tout destiné aux 3 800 courses plates et aux 2 000 courses d'obstacle organisées en France chaque année. Les quelques 10 000 chevaux à l'entrainement se partagent, inégalement, le milliard de prix et primes offert. Environ 500 sont exportés chaque année. L'élevage français peut être situé au 4ème ou 5ème rang mondial par sa qualité. Les ventes de yearlings (18 mois) ont principalement lieu à Deauville en août et en octobre. Moyennes atteintes : 50 000 F. (août), 100 000 F. (octobre). Les ventes de juments destinées à la production ont lieu le 2ème week end de décembre. Enfin, des ventes de chevaux à l'entrainement sont régulièrement organisées sur l'hippodrome de Saint Cloud.


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  • Le cheval Barbe

     

    Origine :

    Photo Cheval Barbe Déjà appelé cheval de Barbarie par les auteurs Romains il y a plus de 2000 ans, le Barbe a toujours été élevé par les tribus nomades (de la Libye au Maroc en passant par la Tunisie et l’Algérie) et depuis longtemps en France. Physiquement très endurant et supportant sans peine toutes les privations, il quitta très tôt les pays du berceau de race pour rayonner en Italie, Espagne et France sous la selle de guerriers mal connus donc désignés sous le nom de barbares qui fut aussi attribué aux chevaux Barbes. Mariée aux chevaux arabes à l’arrivée des tribus arabes venues de l’Est apportant l’islam au Maghreb, la race barbe a un frère, l’Arabe-Barbe, cheval plus sportif qui partage son nom et ses registres généalogiques, possédant comme elle un mental exceptionnel, calme et explosif à la fois. Son énergie devenue légendaire est toujours très simple à canaliser.

    Morphologie :

    Trois types principaux : le barbe des plaines littorales riches, celui des montagnes, celui des hauts plateaux et de la limite nord du Sahara. On le trouvera plutôt alezan et gris en Tunisie, plutôt gris en Algérie, plutôt gris et bai au Maroc avec toutes les variantes de ces familles de robe. Pas toujours très élégant, il est toujours efficace et agréable à monter. Des sabots plutôt petits, cylindriques et durs, des canons courts (18cm minimum de circonférence chez l’adulte), un dos court parfois tranchant, une croupe “en pupitre”, une encolure courte, le Barbe a une morphologie de cheval porteur et efficace. Lymphatique au repos, il bouillonne dès qu’on le sollicite, c’est un faux tempérament froid allié à une véritable intelligence. Si la morphologie idéale du Barbe est précisée, celle de l’arabe-barbe ne peut l’être. Elle est fonction du pourcentage de sang arabe de chaque individu, lui même fonction de l’usage auquel on le destine (sport, endurance, obstacle, dressage, attelage, polo etc...). Ce cheval complet convient à tout.

    Zone d'élevage :

    On trouve le Barbe dans tout le Maghreb d’où il est arrivé à pied en France par l’Espagne et en bateau plus tard à Sète et Marseille. Dans l’antiquité, il gagnait déjà en bateau l’Italie, la France et les îles méditerranéennes. Très apprécié dans le Sud-Est de la France où il a “débarqué” en premier, il y est encore élevé en nombre dans les circonscriptions d’Uzès et d’Annecy. Son élevage s’est développé sur un axe sud-est nord-ouest et a gagné aujourd’hui la Bretagne et le nord-est.

    Aptitudes et utilisations :

    • A l’origine, il était utilisé comme cheval de guerre par les numides, par Jules César pour la guerre des Gaules, par les arabes pour envahir l’Espagne et plus récemment par l’armée allemande pour gagner Moscou avec des barbes réquisitionnés en Tunisie par Rommel. Endurant, sobre, frugal, résistant à toutes les variations climatiques, c’est un cheval d’extérieur et de loisir par excellence, monture rêvée pour le tourisme équestre et l’endurance, qui sont héritiers des longues campagnes et des raids militaires.
    • C’est le cheval de dressage favori des rois de France. Il fut utilisé par Louis XIII entre autres, recommandé par A. de Pluvinel et La Guérinière. Les aptitudes de nombreux barbes au dressage sont indéniables aujourd’hui.
    • Ce fut la monture des Spahis dans un passé récent. Ce corps d’élite doit une grande partie de sa réputation à la qualité de ces chevaux.
    • Aujourd’hui, il est encore utilisé à l’obstacle par les adultes et les enfants de toute l’Afrique du Nord.
    • Il excelle à l’attelage dans toutes les villes et campagnes du Mahgreb. Cette utilisation doit se développer en France.
    • Il présente d’extraordinaires facultés d’assimilation de ce que l’on veut lui enseigner et il est vraiment dans son élément comme cheval de spectacle. C’est un sportif polyvalent, plus qu’un décathlonien, dépassant systématiquement et largement la moyenne dans toutes les disciplines, le large éventail de ses possibilités n’est pas encore totalement exploité.

    Photo Cheval Barbe Le cheval Barbe a joué un rôle important en Europe occidentale, tout spécialement en Angleterre à partir du XVI siècle.
    C'est à Henri VIII, le contemporain de François 1er et de Charles Quint, que le Prince de Mantoue offrit plusieurs juments de cette race qui furent mises à la reproduction au Haras d'Eltham.
    Les cours européennes utilisaient des chevaux napolitains et andalous qui se prêtaient bien au dressage. Le Barbe cheval d'extérieur par nature, se révéla capable de les concurrencer sur leurs propres terrains, tant son équilibre naturel était bon. Aussi Henri VIII, puis ses successeurs, multiplièrent-ils ce cheval dans les îles Britanniques.

    En France, c'est à propos du roi Henri III que l'on cite pour la première fois, au plus haut niveau, le cheval barbe. Cest en effet sur un Barbe qu'il quitta Cracovie, ou il était alors roi de Pologne, pour regagner Paris, lorsque la mort de son frère Charles IX, en 1574, lui laissa le trône de France.

    Mais Henri IV va être le premier souverain Français à s'intéresser vraiment aux chevaux barbes et à leur élevage.

    Antoine de Pluvinel, Grand Ecuyer du Roi avait découvert cette race en Italie et l'avait introduite dans les écuries du roi : il employait plusieurs Barbes dans son Académie Equestre, et c'est sur un Barbe appelé "le Bonnitte" qu'il fit faire au dauphin, le futur Louis XIII, son éducation équestre.

    Dans "Le Manège Royal", dont il était l'auteur, plusieurs gravures représentent "le Bonnitte". Le Grand Ecuyer en parlait en ces termes: " c'est le cheval le mieux dressé de la chrétienté, et il est le parangon de tous les chevaux de manège du monde, tant par sa beauté, que pour aller parfaitement, de bonne grâce, jusque terre à terre et à courbettes.
    On lui trouve beaucoup de nerf, de légèreté et d'haleine ; il réussit parfaitement aux allures relevées et dure longtemps. A n'en point douter, le fameux "cheval blanc" qu'Henri IV montait dans les grandes occasions, était un Barbe !"

    En Angleterre, Olivier Cromwell, bien qu'opposé aux courses, pratiquait l'élevage, et possédait des juments Barbes qu'il faisait couvrir par l'étalon du Général Fairfax, le fameux " Marocco Barb". En 1650, après le rétablissement de la monarchie, Charles II envoya ses écuyers acheter d'autres juments orientales : ce sont les fameuses "Royale Mares et Barb Mares".

    Le Barbe continue, par ailleurs, à alimenter les écoles d'équitation. Le duc de Newcastle, le célèbre auteur de la "Méthode Nouvelle et Invention Extraordinaire de dresser les chevaux" exprime toute l'estime qu'il porte à cette race : il nous dit que le barbe est son cheval préféré, il lui donne cette préférence "pour le modèle, la force, son naturel agréable et sa docilité. "

    En France, sous Louis XIV de nombreuses juments Barbes achetées à Moulay Ismaïl sont mises à la reproduction au Haras royal de Saint Léger en Yvelines. Jacques II, roi d'Angleterre, poursuit la politique de son frère Charles II , et achète à Monsieur Curwen deux étalons Barbes que le sultan du Maroc avait offerts à Louis XIV, et dont avait hérité son fils légitime, le Comte de Toulouse : il s'agit de "Curwen Bay Barb" et de "Toulouse Barb."

    En 1731, le Bey de Tunis offre au jeune roi Louis XV, huit étalons Barbes; celui-ci ne s'intéresse qu'aux chevaux ramassés et près de terre qu'on appelle des courtauds, il se sépare de Scham, étalon bai, à l'encolure puissante, qui après beaucoup de vicissitudes sera acheté par Lord Godolphin ; il deviendra "Godolphin Barb" et produira avec l'excellente Roxana une extraordinaire descendance dont un des meilleurs chevaux de courses : "Lath" . Naîtront ensuite, du même père, Cade, Regulus et bien d'autres.

    Ce sont les qualités foncières des Barbes qui, grâce à une sélection sévère par l'épreuve sportive, ont permis aux Anglais de fabriquer le Pur Sang Anglais. Les pédigrées de Matchem, Herod et Eclipse en apportent la preuve.

    A la fin du XVIIIe siècle, le cheval Barbe, tout en gardant en France une place importante, commence à être concurrencé par l'Arabe.

    Le Barbe n'est pas en soi contesté ; dans son "Histoire du Cheval" le grand hippologue que fut Ephrem Houel en parle en ces termes : "Le Cheval Barbe a plus de taille que l'Arabe, il a la tête un peu plus longue. Sa poitrine est magnifique, ses membres sont forts et nerveux, son ensemble est merveilleux de grâce et d'élégance. Il a le pied sûr, la course rapide et se plie néanmoins facilement aux travaux les plus compliqués du manège. "
    Quelques années plus tard, le Général Daumas, écrivait dans son admirable ouvrage "Les Chevaux du Sahara": "Si le Barbe n'a pas les contours arrondis, l'harmonieuse beauté, l'élégance plastique du cheval arabe, on peut dire que ses lignes arrêtées et vigoureuses révèlent d'indiscutables qualités. "

    Le cheval Barbe mérite mieux peut-être que le cheval arabe qu'on lui applique ces fières et célèbres paroles : "Il peut la faim, il peut la soif ! "

    Ces qualités, le Barbe les a montrées en Crimée, au Mexique et dans toutes les actions militaires où il a été engagé jusqu'à Monte Cassino lors de la dernière guerre.


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  • Le cheval Andalou - Le Pure race Espagnol (PRE)

    Photo cheval Andalou - Le Pure race Espagnol (PRE)

    Pays d’origine :

    Espagne

    Origine Historique :

    Le Pure Race Espagnol ou l'Andalou ainsi que le Lusitanien sont tous deux issus d’une très vieille lignée (quatrième millénaire avant J.C.). Grecs et Romains les utilisaient pour la guerre et pour la parade.
    Du XII° au XVII° siècle, le Pur Race Espagnol (Andalou) a diffusé son sang dans le monde entier, accompagnant les conquérants tant du nouveau monde (donnant naissance à diverses races telles que quarter horse, races américaines et sud américaines) que de l’ Europe (Frison, Lippizan, Hackney, Alter Real etc.).
    En 1571, Philippe II fonde les écuries royales de Cordoue, jetant les bases de l’élevage Pur Race Espagnol (Andalou).
    Depuis le XV° siècle, les Pur Race Espagnol (Andalou) furent soigneusement sélectionnés et élevés afin de sauvegarder la pureté de la race.
    Les lignées préservées par les moines Chartreux sont demeurées les plus pures (Cartujano).
    Certains éleveurs espagnols, conscients de ce patrimoine historique, se sont employés depuis une vingtaine d’années à le remettre en valeur, tel que DON ALVARO DOMECQ, directeur de la "Real escuella andaluza del arte ecuestre".

    Description :

    Taille: à partir de 1,52 m pour les étalons et 1,50 pour les juments
    Robes : la robe blanche prédomine mais on trouve des PRE bais, bai brun,noir....

    Caractère et tempérament :

    Photo  cheval Andalou - Le Pure race Espagnol (PRE) Fier, intelligent et même fougueux le Pur Race Espagnol (Andalou) est pourtant gentil et docile.
    C'est un cheval qui aime travailler et apprend rapidement.

    Conformation :

    De conformation compacte, le Pur Race Espagnol (Andalou) est un cheval élégant et magnifique. Sa tête est longue avec de grands yeux expressifs et de petites oreilles.
    Le nez est arrondi.
    Les crins de la crinière et de la queue sont luxuriants, fournis et soyeux.
    Les épaules sont musclées, le dos court et la queue attachée bas.
    De longueur moyenne, les membres sont bien dessinés et robustes.


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  • Le cheval Anglo-arabe

    Origine :

    Photo  cheval Anglo-arabe L' Anglo-arabe est issu de croisements entre le Pur-sang et l'Arabe, pratiqués officiellement à partir de la moitié du XIXe siècle dans le Limousin et le Sud-ouest, auxquels s'est ajouté l'apport d'une jumenterie autochtone également issue du Pur-sang et de l'Arabe. Son type est donc intermédiaire entre les deux races, l'Arabe apportant en plus de ses qualités de beauté et d'élégance, ses qualités de tenue, de résistance, de légèreté dans les allures, et une aptitude ancestrale à la selle et à porter le poids du cavalier, le Pur-sang quant à lui, apportant, outre sa taille, toute la puissance de sa sélection orientée sur la vitesse. L' Anglo-arabe est, avec le Selle français, l'une des deux grandes races de chevaux de selle d'origine française.

    Morphologie :

    Le profil de la tête est plutôt rectiligne voire camus. La croupe est longue et bien orientée. L'ossature générale est plutôt légère, avec des membres secs et « bien trempés ». L' Anglo-arabe est à l'origine un peu plus grand que l'Arabe, mais sa taille a eu tendance à augmenter et les sujets de 1,66 m au garrot ne sont plus rares. On rencontre toutes les robes, mais le bai, l'alezan et le gris sont les plus fréquentes. L' Anglo-arabe, en définitive, est un cheval distingué, très esthétique dans sa tête et harmonieux de corps, aux allures souples et brillantes, avec beaucoup de personnalité ce qui en fait son charme.

    Zone d'élevage :

    Ses zones d'élevage traditionnelles se situent autour des haras de Pau, Saintes, Tarbes, Villeneuve-sur-Lot, Aurillac, Rodez, Uzès (dont la Corse) et du haras de Pompadour. Ce dernier gère une jumenterie nationale consacrée à l'élevage de l'Arabe et de l'Anglo-arabe. On l'élève également en assez grand nombre dans les circonscriptions de Compiègne, d'Angers et du Pin. Il existe des étalons Anglo-arabes dans toutes les circonscriptions. 80% des poulinières Anglo-arabes sont saillies pour produire de l'Anglo-arabe.

    Aptitudes et utilisations :

    Photo  cheval Anglo-arabe Son aptitude au saut et au galop, comme son élégance et sa résistance en font un cheval de compétition très apprécié, en saut d'obstacles, en dressage ou en endurance. En concours complet, son adresse naturelle fait merveille et il est reconnu dès à présent comme l'une des meilleures races du monde pour cette discipline. L'Anglo-arabe dispose également, dans le quart Sud-ouest de la France, d'un programme bien doté de courses en plat et en obstacles. Il se mesure souvent avec succès aux autres races de chevaux (Pur-sang et Selle français de type AQPS) dans les courses d'obstacles. Les qualités premières de beauté, d'harmonie, de résistance et d'adresse, son aptitude à porter le cavalier et à se déplacer avec aisance, en font un merveilleux cheval de selle, en équitation d'extérieur ou de loisir.


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  • La boiterie

    l'article est en reconstruction car un de nos lecteur se dit propriétaire de l'article.

    nous avons donc pris en compte sa demande  (sous réserve de bien de titre )

    un nouvel article sera en ligne dans quelques jours.

    Chris.

     

     

     

     

     

     

     


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