• Big Dog - Le cheval

    Big Dog (le grand chien)
    L'histoire du cheval américain commence au XVI ème siècle avec la découverte du nouveau monde par les Espagnols. Ceux-ci introduisirent les chevaux Arabes et Andalous. Les indiens de cette région qui n' avaient jamais vu de chevaux pensaient que l'Homme Blanc et le cheval ne faisaient qu'un et les associèrent à des Dieux. D'ailleurs pour que cette croyance se pérennise, les Espagnols interdirent pendant longtemps aux indiens de chevaucher ou de posséder un cheval. Ils ne purent pourtant pas enrayer l' expansion de l' animalà travers le continent. C'est seulement vers le milieu du XVIIIème siècle que les indiens purent enfin acquérir le "grand chien".

    Le cheval, animal mythique
    L'arrivée du cheval dans les plaines entraîna un bouleversement total de la vie des indiens que ce soit matériellement, socialement, économiquement ou spirituellement. La plupart des mythes attribuait l'arrivée du cheval aux divinité des eaux et du ciel. Ils pensaient que certains chevaux détenaient des pouvoirs magiques car ceux-ci échappaient miraculeusement à la mort sur les champs de bataille. On pensait qu'ils pouvaient revenir après la mort en tant qu'esprit et communiquer avec les vivants. Des chamans développèrent des techniques de soin basées sur les plantes curatives et la magie. On pratiquait des cérémonies dédiées au cheval. Ces hommes et femmes prêtres de la Médecine du Cheval étaient parmi les personnes les plus respectées de la tribu. Certaines pratiques comme le "Culte du Cheval Médecine" étaient aussi importantes que la Sun Dance. La cérémonie de la "Danse du Cheval" consistait en une danse imitant les attitudes du cheval. Cette cérémonie permettait d' apporter la guérison aux chevaux malades ou blessés, elle permettait de mettre au monde des poulains exceptionnels.

    Le cheval transforme la vie dans les plaines
    La venue du cheval changea la vie des indiens, aussi bien dans les guerres que dans les chasses. Ils n'avaient plus à courir après les troupeaux de bisons pour les effrayer et les forcer à se jeter du haut d'une falaise. Ils pouvaient maintenant choisir leur proie. La chasse était plus productive et chacun pouvait plus régulièrement manger à sa faim. Les enfants apprenaient dès leur plus jeune âge à monter à cheval. Une famille riche pouvait posséder jusqu'à 30 chevaux. Seuls un ou deux étaient utilisés pendant les batailles. La survie d' un guerrier dépendait de son cheval, de sa rapidité, de son obéissance et de son courage. L'homme devait être également un excellent cavalier parce que rester sur le dos de son cheval signifiait rester en vie; un homme qui tombait ou était traîné par son cheval était un homme mort. Pour éviter les balles, les guerriers savait se laisser glisser sur le flanc du cheval pendant que ce dernier continuait sa course.

    Le cheval, symbole de la richesse
    Certaines tribus possédaient des troupeaux de plusieurs milliers de têtes. Pour obtenir ces chevaux, les indiens organisaient de raids pour voler des chevaux en territoire ennemi.

    Le poney des indiens Un bon voleur de chevaux pouvait acquérir autant de prestige qu'un guerrier au combat parce que les meilleurs chevaux étaient souvent attachés près des tipis des propriétaires. Le voleur devait pénétrer seul dans le camp et ramener les bêtes vers ses compagnons restés à l' arrière, avant de retourner en prendre d'autres. Ceux qui s' adonnaientà ces raids étaient principalement les Crows, les Crees, Gros Ventres, Assiniboines et Sioux. Le cheval était aussi une monnaie d'échange. Il permettait d' acquérir des biens personnels. Le don de chevaux concédait beaucoup de prestige au donateur et une satisfaction personnelle à la personne qui en recevait. Plus un homme pouvait faire cadeau d'un grand nombre de chevaux, plus il était considéré comme quelqu'un de riche (parce que le don n' affectait pas le cheptel qui restait). La valeur d'un cheval variait d'un animal à l'autre en fonction de ses qualités, de sa rareté, de son âge, des régions et du nombre de chevaux disponibles sur le territoire. Les chevaux étaient échangés contre des peaux, des vêtements, des fusils et des couvertures de laine.

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  • SALON DU CHEVAL DE PARIS

    lieu pour SALON DU CHEVAL DE PARIS

    Parc des Expos Porte de Versailles

      Du  01/12/2007  au  09/12/2007

    Jumping de Paris 2007 : trois nouveautés majeures

     du 1er  au 09 Décembre 2007

    La Nuit du cheval

    7 , 8 et 9 Décembre 2007

     

    Un fabuleux spectacle pour toute la famille


    Venez découvrir dans ce spectacle toute la féerie et la magie équestre du cheval en liberté, en couple avec l’homme, en cascade, en carrousels, en voltige, en Haute Ecole… les artistes se préparent déjà et proposeront des numéros inédits mettant le cheval au cœur de la création.

    SALON DU CHEVAL DE PARIS

     

     

    Le Championnat du Monde du Cheval Arabe  le 7, 8 et 9 Décembre 2007

     

    Véritable invitation au rêve et au dépaysement


    Charisme, prestance, fougue, une expression maximum de caractère et de personnalité, tels sont les critères d'évolution des Chevaux Arabes participants.

    Placé sous le Haut Patronage de sa Majesté le Roi du Maroc, ce championnat est une véritable invitation au rêve et au dépaysement.

     
     

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  • Le cheval et son passé



    C'est au néolithique, époque de la pierre polie, que l'on commence à penser que le cheval, à pu être domestiqué par l'homme.

    Capturé au lasso, il est gardé en réserve dans des parcs jusqu'a l'abattage. Il en sera de sorte jusqu'a l'âge des métaux.

    Pendant ce temps, sa silhouette s'est affiné, ses membres se sont allongés, sa taille et sa vitesse on augmenter.

    - Asie - Chine (depuis 3500 av JC)

    Dans l'antiquité il semble que le cheval attelé ait précédé, le cheval monté.

    A cette époque on trouve la trace des premiers chars à deux roues et à un timon, attelés de 4 chevaux.

    Plus de 10 siècle av JC, les écuries impériales sont peuplées de milliers de chevaux pour tous usages : trait, selle, chasse, cérémonies ou guerre.

    En ce qui concerne le harnachement les chinois avaient une grande avance sur l'Occident, et dès le IIe s av JC, ils utilisaient une selle à grand panneaux excluant l'usage des jambes, remplacées par un fouet.

    C'est eux qui ont inventer l'étrier et l'éperon.

    - Inde (depuis 2000 av JC)

    Dans la civilisation hindoue le cheval est mêlé aux mythes, aux croyances religieuses et à la philosophie.

    Les hindous connaissent les usages militaires du cheval, notamment le char attelé à 2 ou 4 chevaux. Ils pratiquaient également un jeu de balle à cheval, qui est l'ancêtre du polo que les Anglais importèrent en Europe dans la seconde moitié du XIXè s.

    Les chinois de l'antiquité jouaient également à un jeu de balle à cheval, on voit que tous les aspects de l'équitation : utilitaires, guerrières, de divertissements sportif étaient familiers aux peuples d'Asie depuis quelques millénaires.

    - Babylone - Assyrie (depuis 3500 av JC)

    L'emploi du cheval est d'abord domestique. Le cheval est comme l'âne et le boeuf, employé à la culture, plus tard pour la parade et la guerre.

    La conduite du cheval s'effectue principalement avec les jambes, les rênes restant sur l'encolure pour permettre l'emploi des armes, qui sont toujours des armes de jet.

    L'archéologie et les fouilles révèlent l'aspect du cheval assyrien, le modèle est bréviligne c'est à dire musclé et puissant avec le dos droit et le rein court, les parties musculaires osseuses.

    L'amble est fréquent. Les Assyriens sont excellents dans l'emploi des chevaux et dans les soins à leur donner.

    - Égypte (1700 av JC)

    Chez les pharaons le cheval connaît alors une place de choix dans les cérémonies religieuses, les triomphes, les chasses et les combats, mais l'emploi du char est guerrière. Vers 1250 av JC, Ramsès II, ne met pas moins de 3500 chars en oeuvre dans une seule bataille.

    Les pharaons ont vivement encouragés l'élevage, acheté des étalons en Syrie, créé des haras à Memphis et à Thèbes. Ils ont même exporté les produits de leur élevage.

    Le harnachement se compose d'un tapis fixé par des sangles et d'un frein (bridon brisé). Parfois il se complet d'un poitrail et d'une croupière.

    - Perse (depuis 600 av JC)

    Les Parthes montaient à cru, sans bride, ni selle peut être avec un collier-frein comme les Numides.

    Ils se servaient comme aides que de leurs jambes, ce qui témoigne de la douceur du dressage, souvent à la voix.

    - Les Grecs (depuis 1200 av JC)

    La Grèce est montagneuse et le cheval n'y est pas autochtone, se sont les Égyptiens qui importèrent le cheval en Grèce.

    Le cheval est mêlé à la religion, à la mythologie et à la légende : entre autre Poséidon qui disposait des pouvoirs d'un dieu du Nord qui avait pris la forme d'un cheval.

    Pégase le cheval ailé né du sang de Méduse avait d'un seul coup de sabot décroché sur les monts Hélicon fait jaillir la source Hippocrène, fontaine des muses et in dispensatrice de l'inspiration.

    A l'époque homérique, Xanthos, cheval d'Achille, tire le cadavre d'Hector devant les murs de troie.

    Les courses de chars étaient communément pratiquées aux jeux olympiques, ceux-ci existaient certainement à l'époque homérique.

    - Étrurie - Rome (depuis 1900 av JC)

    Les Romains ayant le goût des jeux et des paris, organisent dès 1500 av JC des courses montées et attelées, ainsi que des jeux équestres (très cruels).

    - L'ère chrétienne jusqu'a la fin du Moyen Age

    - Byzance 

    Vers 1300, la ferrure à clous commencera à prendre la place de l'hipposandale.

    - Gaulois et Germains

    Chez les germains, l'équitation et la guerre sont les fondements de la société.

    Sous Charlemagne l'équitation connaît d'autres application moins guerrières, mais très sportives.

    Après Charlemagne de grande modification dans l'équipement sont intervenues. La selle employée avec un tapis, comporte arçon et étriers, importés d'Asie. Et la ferrure à clous venue de Byzance s'est généralisée.

    - Le Moyen Age - La chevalerie

    Les débuts de la chevalerie remonte à Henri I. La chevalerie s'inscrit en Europe comme un phénomène social aux incidences morales, artistiques et culturelles.

    Le chevalier est le champion d'une éthique (qui concerne la moral) à base d'idéale et de loyauté.

    Dans les chansons de geste, les romans de chevalerie, dans l'art religieux, où les robes des chevaux parlent un langage symbolique (le noir signifie le deuil, le roux la guerre, le blanc la victoire), le cheval tient un rôle de 1 er plan et le chevalier est moralement et physiquement inséparable de sa monture.

    La selle à piquer, les larges étriers sont des moyens de tenue, et les armes sont le glaive et la lance.

    - Peuples, cavaliers et traditions équestres

    Les grands plateaux, les plaines herbeuses, les gras pâturage sont à l'origine de la concentration de grands troupeaux sur certaines parties du globe.

    Les populations de ces contrées à forte densité équine sont des peuples pasteurs et cavaliers. Leur richesse et leur fierté résident de la possession du plus grand nombre possible de chevaux.

    Les pasteurs devinrent guerriers conquérants et pillards jusqu'au jour où les circonstances les fixent au sol qu'ils envahissent.

    Dans l'antiquité l'équitation et la guerre iront de pairs chez les mongols montés sur leur tarpans. Ils devinrent plus guerriers que bergers.

    Les Cow-boys d'Amérique du Nord qui montent sur leur mustangs sont des cavaliers dont le métier est de se servir d'un cheval à des fins strictement pacifiques. Ils sont des gardiens de troupeaux, leur équitation est utilitaire et leur harnachement adapté à son emploi.

    Très tôt dans l'antiquité s'est développé l'équitation des paysans ou des guerriers, une équitation plus gratuite, venant de l'esprit de compétition : les courses, le saut, le cross, le polo.

    Enfin à partir de la renaissance, vinrent des hommes que l'on rangera dans la catégorie des chercheurs, des savants et des artistes, homme assez ambitieux "pour rechercher la possession complète des forces du cheval" (Baucher) par l'étude des moindres leviers du cheval, afin d'être capable d'en jouer, comme le virtuose joue de son instrument.

    Nous abordons ici le dressage, qui est d'abord une science par la somme de connaissances théoriques et pratiques.

    L'art doit respecter et embellir encore les allures naturelles du cheval, et non l'amener à prendre "des positions forcées, de mouvement inutiles, ne tendant qu'a le fatiguer en pure perte" (d'Aure) 

    - L'Italie à la palme de l'ancienneté avec les écoles de Naples et de Ferrare, Grisonne, Fiaschi et le grand Pinatellie.

    - L'Angleterre est le pays par excellence de l'équitation sportive d'extérieur, née de la chasse et du cross, c'est plutôt un pays d'hommes de cheval que d'écuyers.

    - L'Allemagne, pays d'équitation militaire depuis le Germain, le reître, mercenaire, jusqu'a la cavalerie de Frédéric II, l'Allemagne est venue naturellement au dressage où les écuyers prussiens et ceux de l'école de Hanovre exigent de l'animal une soumission absolue

    - La France semble avoir témoigné en équitation de ses goûts electiques comme de son sens de l'équilibre. L'école de Versailles est la plus célèbre d'Europe et le traité de la Guérinière est reconnu comme "la bible équestre".

    Dans la moitié du XIX è s s'amorce une brillante résurrection avec l'école de Saumur, avec Baucher, d'Aure.

    Le général l'Hotte qui eut la rare fortune d'être successivement l'élève de Baucher et de d'Aure.

     

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    Le Pansage



    Comme n'importe quel animal le cheval respire par la peau. La peau doit donc être propre. Le pansage consiste à nettoyer, de toute saleté les poils, la peau et les crins du cheval. Le pansage permet de nettoyer mais aussi de masser le cheval, ce qui favorise la circulation sanguine et empêche l'apparition des maladies de la peau.

    La peau est composé de 2 couches : 

    L'épiderme insensible qui donne naissance à des pellicules que l'on constate en étrillant le cheval.

    Le derme partie profonde et sensible qui renferme les vaisseaux sanguins, les glandes sudoripares.

    Le pansage doit durer environ 15 min par cheval et doit être quotidien, pour contrôler son état générale et déceler d'éventuelles blessures. 

     

    * Matériel

    - cure pied : crochet en fer qui sert à nettoyer les pieds du cheval et à débarrasser tout les débris accumulés au niveau de la fourchette et de la sole.

    - étrille : ronde ou ovale dotée de dents métalliques ou plastique qui permet de décoller la boue et la poussière. Pour les chevaux à peau sensible utilisé de préférence une étrille en plastique. L'étrille ne s'utilise que sur les parties charnues.

    - brosse dure ou bouchon : vient du mot bouchon de paille autrefois utilisée pour frictionné un cheval humide ou boueux. Il peut être soit en chiendent, soit en poil de nylon. Il est utilisé pour enlever les saletés décollés par l'étrille, permet aussi de démêler les crins.

    - brosse douce : brosse dont les poils sont en soies, elle est très souple. Elle améliore le nettoyage en lissant les poils et en enlevant les dernières poussières.

    - peigne : souvent métallique, permet la toilette de la crinière et de la queue, ainsi que de désépaissir et égaliser la crinière.

    - ciseaux : doivent avoir un bout rond

    - éponge : permet de nettoyer les yeux, les naseaux, les organes génitaux. Il ne faut pas oublier de la rincer entre chaque partie nettoyer.

    - couteau de chaleur : lame flexible dotée de 2 poignées de chaque côté, ou lame fixe muni d'un seul manche. Il sert à enlever l'eau après une douche, ou la sueur après le travail.

    - époussette : morceau de tissus, permet de faire briller le poil

    - aspirateur : procéder moderne, auquel s'ajoute étrille, brosse dure ou douce. Paru au salon du cheval en 1988.

     

    Chaque cheval doit avoir son matériel de pansage pour éviter la propagation de maladies de la peau, et le matériel doit être nettoyer et désinfecter


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  • Nourrir les chevaux du troisième âge

    Considérations générales

    (résumé d'un article de The Horse Interactive par Karen Briggs)

    Les premiers signes de vieillissement du cheval sont une perte de poids, un manque d'appétit, une certaine raideur généralisée et une activité diminuée.

    La vieillesse chez le cheval induit souvent des problèmes quant à la nourriture qu'on peut leur donner et surtout la bonne exploitation par l'organisme de cette nourriture.

    La première chose à vérifier ce sont bien sûr les dents (2 fois par an au moins). Les chevaux d'âge ont souvent des problèmes de surdents, de dents perdues ou cassées ou d'abces dentaires du à une particule de nourriture coincée.

    Une nourriture insuffisament machée est mal assimilée par un organisme qui fonctionne déjà au ralenti.

    Efficacité de la digestion

    Le métabolisme des chevaux d'âge est souvent ralenti, le cheval aurait donc besoin théoriquement de moins de nourriture qu'un cheval dans la force de l'âge. Mais l'efficacité du système digestif étant elle aussi diminuée (diminution de l'acide gastrique et des enzymes, diminution de la mobilité intestinale), la ration du cheval doit être adaptée en vertu de ces deux données contradictoires.

    Selon les recherches effectuées le cheval d'âge serait moins capable d'assimiler les protéines et le phosphore de sa ration, il faudrait donc augmenter l'apport de phosphore en gardant bien sur le rapport phospho=calcique idéal bien que l'assimilation en calcium semble maintenue.

    Les causes de la diminution de l'efficacité digestive

    La cause la plus fréquente est le mauvais déparasitage du cheval pendant toute sa vie, à la longue les parasites provoquent des dégats irrémédiables dans le parcours digestif du cheval.

    La digestion des fibres semble elle aussi déficiente, or la quantité de fibres d'une ration devrait composer au moins 50% de celle-ci. Le problème de digestion des fibres se situe à 2 niveaux, premièrement au niveau de la mastication, les fibres de foin peuvent blesser un cheval à la denture déficiente; d'autre part la variété, l'efficacité et la quantité de micro-organismes dans le colon diminue aussi avec l'âge et les fibres longues sont de plus en plus mal métabolisées.

    En 1989 une étude a démontré que 70% des chevaux souffraient d'une forme plus ou moins atténuée de tumeurs à la glande pituitaire ou thyroïde (Cushing's syndrom). Qui altère l'utilisation de glucose par l'organisme du cheval.

    De nombreux chevaux d'âge souffrent aussi de problèmes au niveau des reins et/ou de foie qui ont une influence non négligeable sur la digestion des éléments de la ration

    Les chevaux ayant des problèmes aux reins doivent avoir un régime pauvre en calcium car le cheval élimine l'excès de calcium par les reins, ce qui peut provoquer des pierres dans les reins ou dans la vessie en cas de mauvais fonctionnement des reins (la teneur en calcium de la ration ne devrait alors pas dépasser 0.45%). veillez a diminuer aussi l'apport en protéines et phospore.

    Les chevaux souffrant de problèmes de foie doivent avoir une ration augmentée en sucres, vitamine B et vitamine C (un complément de 5 cc/jour est recommandé).

    Le facteur psychologique

    Le mauvais appétit ou la perte de poids chez les chevaux âgés peut aussi provenir d'un facteur psychologique, le cheval est plus fragile, souvent très bas dans la hiérarchie il ne se nourrira que parmi les derniers si il vit en troupeau et absorbera ainsi insuffisamment de nourriture. Il est plus sensible aux extrêmes de températures, il faut le couvrir quand il fait très froid pour qu'il ne gaspille pas l'énergie produite par la nourriture à se tenir chaud, en été une chaleur humide peut le perturber et, si son poil d'hiver n'est pas complètement parti il faut le raser et/ou le mettre sous un fin jet d'eau fraîche. Par temps très froid une augmentation de 20 ou 30% de sa ration journalière peut être nécessaire.
    Tout changement dans sa vie (ajout de nouveaux chevaux dans le troupeau, mort d'un vieux compagnion ou transport) peut influencer son appétit et sa bonne santé, ils sont à éviter autant que possible.

    Recommandations diététiques

    Les trois points principaux à viser dans la nourriture d'un cheval âgé sont: facilité de mastication, digestibilité et appetence.

    Un cheval ayant des difficultés de mastication doit être mis sur un prairie spécialement riche. Pour le foin il est préférable de choisir un foin de bonne qualité, coupé prématurément afin de rester tendre avec une teneur assez élevée en légumineuse ( 60%). Par contre il est préférable d'éviter le foin de luzerne ou de trèfle qui, bien que très appétent et tendre, présente un taux trop élevé en protéines et trop bas en phosphore. Si le cheval n'arrive plus à mâcher le foin "normal" il faut songer à lui donner du foin "coupé en petits morceaux" (choped) disponible soit tel quel, soit dans des cubes ou bouchons qu'il faut préalablement laisser tremper. Attention à l'obstruction oesophagienne toujours possible si le cubes ou bouchons non mastiqués sont avalés tel quels.

    Les tourteaux de betterave sont une source non négligeable de fibres et de calcium et doivent toujours être présentés préalablement trempés.

    En ce qui concerne le grain, il vaut mieux le donner extrudés, ce qui représente un forme de "prédigestion" pour le cheval. Il peut aussi est donné sous forme trempée (dans de l'eau chaude en hiver), ce qui représente une bonne source de liquide pour le cheval et permet même aux plus édentés de le manger.

    Selon certaines études, les besoin des vieux chevaux seraient proches de ceux de poulains au sevrage, il serait donc envisageable de leur donner la même nourriture mais maintenant que le marché présente de nombreux mélanges spécialement étudiés pour chevaux âgés cette solution reste préférable.
    Choisissez un mélange qui contienne environ 12 à 14% de protéine brute, 0,3% de phosphore et au moins 0,3 % de calcium (quoique certaines études tendent à prouver que le calcium en excès augmenterait les problèmes d'arthrose).
    Une adjonction de lipides est idéale pour les chevaux âgés (1 ou 2 tasses d'huile végétale pour jour) sauf pour les chevaux souffrant de disfontionnement du foie. (dans un mélange tout fait choisissez celui qui présente entre 5 et 8% de lipides).

    La levure de bière semble un bon complément, elle améliore la métabolisation de la ration en augmentant la bonne santé de la microflore intestinale, elle est aussi une bonne source de vitamine B qui est indispensable à tous les chevaux qui souffrent de tumeurs de la glande pituitaire (Cushing's syndrom) et de problèmes de foie.
    Il semble aussi nécessaire de complémenter en vitamine C pour augmenter la résistance immunitaire du cheval (la vitamine C étant soluble dans l'eau tout excès est évacué naturellement).

    Les chevaux présentant des problèmes au foie doivent avoir une diète riche en hydrates de carbones a base de grain extrudé et pauvre en protéines avec un apport complémentaire en vitamines B et C.

    Les chevaux souffrant d'un problème aux reins doivent éviter de recevoir du foin riche en légumineuse (comme du foin de trèfle ou de luzerne) ou des tourteaux de betteraves (pour leur grande teneur en calcium) ainsi que de son (pour sa haute teneur en phosphore). Choisissez pour ces chevaux une ration de grain et de foin d'une teneur de moins de 10% en protéines.

    Pour conclure, choisissez une ration que le cheval aime, surveillez sa boisson, au besoin donnez lui de l'eau tiède en hiver et essayez, si possible, de lui donner souvent de petites quantités plutôt que 2 gros repas par jour.
     
      Quelques recettes

    - pour les chevaux ayant du mal à garder de l'état

    Les problèmes le plus souvent rencontrés dans l'alimentation des chevaux âgés est leur 'manque d'état'. Voici la recette prescrite au papy de Bernadette et qui a donné de bons résultats:

    - 3 litres de granulés type "club" (mais de bonne qualité) trempés dans de l'eau (chaude pour monsieur)

    - 3 litres de pulpe de betteraves (trempés min. 12 heures, les trois litres c'est le "déjà gonflé")

    - normalement 3 litres des fameux cubes de foin (jusqu'a présent introuvable en belgique sans luzerne) que je remplace par de l'orge applatie ou en flocon.

    (papy fait 1,60m au garrot et devrait peser 500kg)

    - pour les chevaux ayant des problèmes pour métaboliser le grain et qui ont des problèmes musculaires

    La littérature américaine préconise un régime tout à fait particulier où l'énergie du grain (qui ne se métabolise pas bien et induit une fonte musculaire) est remplacée par des lipides

    voici la recette concoctée par Elisabeth pour Célestine , grand poney d'1,40m qui devrait peser +- 350kg

    Par jour bien sûr !

     Foin = 5 kg

    Granulés de luzerne : 250 g (du 14%) ou de la farine de luzerne même taux

    Tourteau de soja :200 g

    Pulpe de betteraves : 500 g

    Avoine:500 g

    Huile :275 ml (préférer l'huile type Isio 4)

    Sélénium

    Alimentation alternative

    Les ensilages de maïs récoltés de préférence au stade vitreux (grain se laissant pénétrer par l'ongle) constituent un bon apport énergétique mais ils sont pauvres en matières azotées, minéraux et vitamines. Contrairement à la valeur alimentaire de l'herbe qui se dégrade rapidement avec le vieillissement celle du maïs paraît relativement stable et permet un apport nutritif plus régulier (car l'augmentation de la part du grain compense le durcissement de l'appareil végétatif. Ainsi, à condition que soient corrigées ses déficiences protéiques minérales et vitaminiques (vitamines A et D), l'ensilage de maïs peut entrer en quantité suffisante dans la ration (jusqu'à 20 kg) Les ensilages d'herbe peuvent également être donnés mais leur rôle se limiter en général à l'apport d'un peu de verdure, à raison de 6 à 12 kg. Composition analytique moyenne (en g/kg MS)

    Maïs ensilage : UFC : 0,85 Mat azotées : 81 Ca:3,5 Ph :2,5 Mg 1,5

    herbe ensilage : UFC 0,74 Mat azot. :131 Ca :6,5 Ph :3,5 Mg :2


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